Démarche SPIRAL

 

 

SPIRAL est une démarche de cohésion sociale et de progrès sociétal vers la coresponsabilité pour le bien-être de tous, générations futures incluses.  Elle se positionne comme une alternative au progrès mesuré par le PIB pour faire face aux défis que l’humanité doit relever au XXIème siècle, notamment assurer la cohésion  sociétale et la paix entre les peuples, mettre fin à toute forme d’exclusion et de discrimination, réduire drastiquement les inégalités, et permettre une rapide transition énergétique et la sauvegarde de l’environnement et de la biodiversité, partant du principe qu’aucun de défis ne pourra être relevé sans une approche de dialogue et de coresponsabilité entre tous les acteurs, que ce soit au niveau local ou global.

 

Il s'agit d'une démarche participative/collaborative pour définir le bien-être et construire des indicateurs de progrès dans le bien-être avec les citoyens. Elle permet de co-construire, co-réaliser et co-évaluer des plans d’action pour le bien-être de tous, concertés à l’échelle d’un territoire, d’une institution ou d’une entreprise.

 

SPIRAL se distingue d’autres démarches participatives par le fait qu’elle est entièrement ouverte et systématisée. Notamment, elle se détache d’une approche par les besoins pour mettre en avant une approche sur le sens de la vie ensemble que ce soit sur un même territoire où sur un lieu de travail, elle assure un droit de parole égal pour tous, quelle que soit la condition sociale de chacun, elle est inclusive de la diversité des expressions et des cultures, elle permet la construction de synthèses à différents niveaux, depuis les groupes de citoyens jusqu’au niveau global sans perdre la richesse des formulations. Elle constitue donc une base solide pour le renforcement de la démocratie par la prise en compte systématisée de la parole des citoyens.

 

Lancée initialement par le Conseil de l’Europe dans le cadre de sa stratégie et son plan d’action pour la cohésion sociale[1], la démarche SPIRAL est co-construite et développée par une large communauté de territoires et d’acteurs collectifs d’une vingtaine de pays, appelés territoires de coresponsabilité. Ces territoires et acteurs sont organisés en réseau, informellement depuis la Première Rencontre Internationale en septembre 2009[2] et formellement depuis novembre 2013, sous le nom de Together, Réseau International des Territoires de Coresponsabilité, soutenu jusqu’en 2012 par le Programme Urbact de l’Union Européenne.  C’est cette communauté vivante dans laquelle la Wallonie et les communes wallonnes ont joué un rôle majeur qui porte la démarche et permet son développement avec l’appui d’un secrétariat, assuré partiellement par le secrétariat de la Division/unité cohésion sociale du Conseil de l’Europe et qui est transféré progressivement au sein du Réseau TOGETHER au cours de l’année 2014.

 

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[1] La Stratégie de Cohésion Sociale du Conseil de l’Europe définit cette dernière comme étant la capacité de la société à assurer le bien-être de tous ses membres et à éviter les disparités et les formes d’exclusion ou de discriminations et met en avant une approche de coresponsabilité ou responsabilité sociale partagée pour y parvenir (voir : Charte Européenne des Responsabilités Sociales Partagées https://wcd.coe.int/ViewDoc.jsp?id=2152043&Site=CM).

[2] La Stratégie de Cohésion Sociale du Conseil de l’Europe définit cette dernière comme étant la capacité de la société à assurer le bien-être et d’éviter les disparités et formes d’exclusion et discrimination et met l’accent sur la nécessaire responsabilité sociale partagée ou coresponsabilité des acteurs publics, privés et citoyens pour y parvenir.

[3] Organisée en partenariat avec le Congrès des Pouvoirs Locaux et Régionaux du Conseil de l’Europe.

 

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