Petites infrastructures sociales de quartier (PISQ)

 

Ciblant de plus en plus la création de maisons de quartier, ce programme s’inscrit dans la lutte contre l’exclusion sociale et l'amélioration de la cohésion sociale dans les quartiers. Il peut aussi se décliner en espaces de jeux, de sports, de détente et de rencontre implantés au coeur des villes et communes de Wallonie. Il vise à permettre aux jeunes et moins jeunes de se rencontrer et de tisser des liens sociaux.

Les petites infrastructures sociales de quartier sont des maisons de quartier ou des espaces de jeux et de sports pour les adolescents, complétés de jeux pour les petits et de lieux de détente pour les plus âgés. Les PISQ sont conçues comme des outils de socialisation et d’autonomisation des jeunes par l’apprentissage de la gestion collective du matériel mis à leur disposition. Les maisons de quartier constituent des espaces de convivialité destinés aux habitants du quartier. L’ensemble a pour objectif de redynamiser la vie du quartier et pour fonction de favoriser la rencontre des générations.

Outils de socialisation et d’autonomisation des jeunes, les PISQ peuvent avoir pour fonction d’amener les jeunes et les moins jeunes à se rencontrer et à tisser ou retisser des liens sociaux. Ce sont toujours des propriétés communales non exploitées à des fins commerciales. Depuis l’arrêté du 07 mai 1998, elles relèvent du programme triennal d’investissements en travaux subsidiés introduit par la commune auprès du Ministre des Affaires intérieures. Souvent, un lien est organisé localement entre le PCS, s’il existe, et la ou les PISQ, celles-ci devenant un outil de celui-là.

La présentation du projet suppose un avis préalable d’opportunité sociale émis par la DiCS. Ainsi, la commune doit justifier son projet par la réalisation d’une grille d’analyse mettant en évidence les caractéristiques sociologiques du quartier concerné ainsi que son implication dans la vie communale (structure de la population concernée, présence d’associations culturelles, sportives et sociales, logements sociaux, autres implantations sociales, actions spécifiques menées,...). La commune doit démontrer que le projet répond aux problèmes posés et aux objectifs sociaux poursuivis et qu’il s’accompagne des moyens nécessaires pour favoriser l’intégration dans la vie sociale. La commune doit également montrer comment ce projet s’inscrit dans un plan social global et cohérent, programmé dans le temps, intégrant actions et acteurs communaux (politique globale, Plan de cohésion sociale, coordination locale ou intercommunale, assistants sociaux, éducateurs de rue, actions spécifiques,...).

Les PISQ étant complémentaires des PCS, la commune a l’occasion d’assurer l’accompagnement des projets PISQ soit au travers d’un comité d’accompagnement spécifique associant les représentants du quartier, soit de faire le point sur ceux-ci à la Commission locale d’accompagnement des PCS.

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